Exit le verglas de Monte-Carlo et la neige de Suède, place à la poussière du Mexique. Cette nuit, les 11 pilotes WRC engagés dans le championnat du monde des rallyes prendront le départ pour 1 055,88 km dont 344,49 km de spéciales chronométrées.

Mais depuis plusieurs semaines, avant même le coup d’envoi du rallye qui s’annonce spectaculaire, un homme attire tous les regards. Son nom ? Sébastien Loeb, la légende vivante…

Trois ans ! Voilà trois ans que Sébastien Loeb et Daniel Elena ont disputé leur dernier rallye WRC… Une pige au Monte-Carlo, à l’époque, puisque le duo a officiellement quitté les pistes du championnat du monde des rallyes en 2013.

Autrement dit, l’équipage français n’a plus vu le Mexique depuis la saison 2012. Depuis lors, le rallye a fortement changé. La voiture Citroën aussi, et un nouveau règlement technique est entré en vigueur la saison passée. Viser la victoire finale serait donc trop ambitieux, alors même que Daniel Elena souffre toujours d’une fracture du coccyx encourue au dernier Dakar ? Sans doute un peu oui. Eux-mêmes préfèrent ne pas parler de succès. Mais penser qu’ils arrivent sur les terres mexicaines sans ambition serait une hérésie. Parce que les Français sont tout simplement des compétiteurs. Et qu’ils ont remporté ce rallye six fois lors de leurs sept dernières participations.

Avec sa mentalité de champion, on ne peut imaginer Loeb prendre le volant sans s’être préparé en conséquence. Il a d’ailleurs pris part à deux jours d’essais à Almeria (Espagne) la semaine dernière, histoire de tester la voiture en configuration terre. « Je suis satisfait des essais réalisés, j’ai parcouru près de 500 kilomètres en deux jours. J’ai trouvé la C3 WRC bien équilibrée, et j’ai la sensation qu’elle s’est encore bonifiée depuis mon roulage de fin 2017 », a expliqué l’Alsacien sur le site de son écurie. Le premier jour, il partira dernier. Ce qui constitue un avantage, puisqu’il profitera du balayage des autres participants

Des moteurs soumis à rude épreuve

La chaleur étouffante et la haute altitude dans laquelle évolueront les voitures mettront à rude épreuve les moteurs et transmissions, qui perdront en moyenne jusqu’à 20% de puissance. Ce qui obligera les pilotes WRC à adapter leur style de conduite. S’il veut jouer la gagne, Sébastien Loeb devra donc vite retrouver toutes ses sensations.

Parmi les favoris, on trouve tout d’abord Kris Meeske. Le Britannique, pointé comme le favori par Sébastien Ogier, compte frapper fort d’entrée. Comme Loeb, son coéquipier d’un week-end, il partira dans les dernières positions. « Nous devons tirer parti de cette septième place. Ce sera l’un des éléments-clés d’un bon résultat. Le Mexique, c’est un peu comme la Catalogne. Et c’est un des rallyes où nous étions compétitifs l’an passé. Depuis, nous avons fait progresser la C3, donc j’ai bon espoir d’être parmi les premiers », a ainsi expliqué le vainqueur de l’édition 2017 au site officiel de la compétition.

Thierry Neuville, vainqueur en Suède le mois dernier et en tête du classement général, a également une carte à jouer. Mais d’après le Belge, il sera difficile d’accrocher un podium sur cette épreuve, chose qu’il avait réussie en prenant la troisième place l’an dernier. Cette fois, vu sa position au général, il partira en premier et fera donc office de leader-balayeur. Une place peu enviée dans cette poussière mexicaine… Il tentera donc surtout de marquer des points, pour maintenir ses concurrents à bonne distance.

Ott Tanäk, sur une Toyota Yaris fiable, peut se battre pour les premières places après avoir terminé deuxième du rallye de Monte-Carlo et avoir joué longtemps la tête en Suède.

Enfin, Sébastien Ogier et Elfyn Evans, sur M-Sport Ford, ont eu pris la direction du Mexique sans avoir effectué la totalité de leurs essais en raison de chutes de neiges abondantes. Malcolm Wilson, le directeur de M-Sport, estime toutefois que ses équipes ont pu récolter des données importantes.
Comme Thierry Neuville, le Gapençais estime que ce rallye WRC sera vraiment difficile. Mais, comme le Belge à nouveau, il était monté sur le podium l’an passé en terminant en deuxième position. Notons tout de même qu’il s’était imposé les trois années précédentes, mais avec Volkswagen…

Retrouvez les classements complets sur www.wrc.com/fr

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