Qui peut encore empêcher Sébastien Ogier de décrocher un nouveau sacre mondial en WRC ? Mathématiquement bien sûr, tout est encore possible. Thierry Neuville, actuellement 3e au classement général, l’a d’ailleurs déclaré sur son compte Twitter : « Tant que mathématiquement, il y a une chance de remporter le titre WRC, nous n’abandonnerons pas. Nous allons nous battre et j’espère une bonne fin de saison. »

Reste que l’on voit mal comment le Français, régulier tout au long de la saison, pourrait s’écrouler voire partir à la faute. D’autant que le pilote revient sur un parcours qu’il connaît bien pour l’avoir gagné à quatre reprises ces… quatre dernières années ! Le tracé n’a, qui plus est, presque pas bougé et a même été raccourci de plus d’une vingtaine de kilomètres.

Autre élément important, ce n’est pas à lui de faire la course mais bien à ses concurrents, Tänak (2e) et Neuville (3e), de prendre tous les risques pour engranger un maximum de points. Pour Ogier, il suffira de rester au contact.

Alors, certes, sa voiture n’est pas la plus rapide du circuit. Et sur les terres humides du Rallye de Grande-Bretagne, offrant un parcours des plus accidentés avec ses spéciales en forêt et son temps automnal si imprévisible, cela pourrait jouer en vue de la victoire finale. Mais la Huyndai Neuville, pour ne citer qu’elle, a démontré toute sa fragilité lors des précédentes courses. Pour preuve, les nombreux abandons du Belge pour raison mécanique.

L’écurie de Thierry Neuville, qui ne peut plus prétendre au titre mondial des constructeurs, entend prendre sa revanche et revient avec les plus grandes ambitions. Pour rappel, ses trois pilotes (Neuville, Sordo et Mikkelsen) avaient tous été contraints à l’abandon.

Côté statistiques et chiffres, c’est donc Sébastien Ogier qui a remporté l’édition 2016. Tout comme les trois précédentes d’ailleurs, où il roulait avec une VW.

Thierry Neuville, lui, n’a jamais fait mieux qu’une troisième place.

Ott Tänak, coéquipier actuel d’Ogier mais qui partira pour Toyota en 2018, avait terminé en seconde position l’an dernier.

Si le trio de tête parvient à rouler à son niveau tout le week-end, cela promet des écarts très serrés. D’autant que les outsiders tels que Latvala, Meeke, Evans ou encore Mikkelsen comptent bien leur mener la vie dure. Le local, Elfyn Evans, a justement remporté le shakedown ce jeudi. Si cela nous donne un indice sur ses ambitions, la course sera longue et ne peut pas se résumer au shakedown. D’autant que certaines écuries profitent de cette épreuve pour ajuster les derniers réglages de leur voiture. Sébastien Ogier, 7e du shakedown, n’a effectué que 3 fois le parcours au lieu des 5 autorités. Le Français a pointé Evans comme favori grâce à ses pneus DMACK, adaptés aux conditions humides. Mais la météo est plutôt sec et, par endroits, la boue est tellement présente que les pilotes devront se montrer efficaces.

Attention toutefois car la météo galloise pourrait jouer les trouble-fête et rendre les rues boueuses, glissantes. On annonce d’ailleurs de la pluie ce samedi, lors de la journée la plus longue qui verra le retour de deux étapes de nuit. De la brume pourrait également faire son apparition.

La course s’annonce donc spectaculaire…

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